La première vague de ce travail prend naissance lors de mon échange à la Musashino Art University de Tokyo, entre septembre 2001 et janvier 2002.
C’est à cette période que je découvre, à travers la lecture de Kwaidan de Lafcadio Hearn, une vision du Japon profondément fantasmagorique, peuplée de récits étranges et de présences surnaturelles.
Dans un premier temps, je développe une série autour de figures de fantômes japonais réinventées, inspirées des univers du théâtre Kabuki, Nô et Bunraku. Parallèlement, une fascination pour les carpes koï émerge, à partir d’un travail de peinture sur soie qui marque un tournant dans ma recherche iconographique.
À mon retour, cette exploration se prolonge par la réalisation de deux œuvres : Replicant (collage) et « Allons au pays qui ne connaît ni tremblement de terre, ni incendie, ni orage, ni dernier jour du mois, ni famine, ni maladie » (huile sur toile).
1995 – 1997 : BTS Publicité à l’École Estienne. Je découvre alors les filtres, les calques de couleurs d’impression, le montage manuel, le banc de collage au spray, le scotch — tout un vocabulaire d’atelier fait de gestes simples : couper, assembler, recoller. Cette technique aujourd’hui presque désuète suscite pourtant un plaisir particulier, presque expiatoire, en écho à mon désir de peindre.
Manga no ikilyo
2001
Dessin sur papier marouflé sur panneau de bois, 191 x 105 cm
Ushimitsu doki
2001
Dessin sur papier marouflé sur panneau de bois, 191 x 105 cm, Collection Privée
Hôrai, djishuku no kumo
2001
Dessin sur papier marouflé sur panneau de bois, 191 x 105 cm, Collection Privée
Dai ichi in shô no shinkilô
2001
191 x 105 cm, Dessin sur papier marouflé sur panneau de bois,
Collection Privée
Dai ni in shô
2001
Drawing and japanese painting on paper kumohada mashi, stick on a wood panel, 75.2 x 39.4 inches



