L’artiste inscrit également sa démarche dans une réaction à l’effondrement actuel des populations d’insectes en Europe. En l’espace de dix ans, 70 à 80 % des insectes ont disparu des zones agricoles. Ce constat nourrit une réflexion autour de la co-évolution, en écho au paradoxe de la Reine Rouge évoqué par Lewis Carroll dans De l’autre côté du miroir : une dynamique où l’évolution repose sur l’adaptation continue et les mécanismes de régulation entre les espèces.
Cette pensée se traduit plastiquement par une recherche de forme dans la forme. Le travail progresse par l’usage d’emporte-pièces et par un martelage rapide et répétitif, produisant un découpage aveugle et systématique de feuilles de mangas hebdomadaires japonais. Le geste devient rythmique, presque compulsif, générant des structures imbriquées et organiques.
La symbolique des carpes koï traverse également l’ensemble : les premières mutations chromatiques marquantes, apparues entre 1804 et 1830, concernent des variétés rouges, blanches et jaunes. Elles incarnent la détermination, le courage et la force. À leurs côtés, les nénuphars introduisent une dimension complémentaire : ils évoquent la paix et la sérénité dans l’art de la composition des jardins.
2002 Vague Une
Date de l’échange à la Mushanino Art University à Tokyo.
2014 deuxième Vague
Retour sur les collages, deux années après l’incident de Fukushima et le tsunami de 2012.
2023 troisième Vague
S’appuie sur la mutation naturelle des mangas, suite à un cataclysme.